Saturday, September 22, 2007

Nepal Pictures 3


Noch eine, die gefuettert werden will
Encore une qui se jette sur les genoux de mon mari !


Tibetische Pilgerin auf dem Weg nach Muktinath
Tibetaine en pelerinage vers Muktinath


wieder ein Blick ins Mustangtal
vue dans la vallee du Mustang


Unser Flieger runter nach Pokhara
Notre avion pour Pokhara


Der Stau auf dem Weg zurueck nach Kathmandu
L'immense bouchon du a une manifestation sur la route de Katmandou


Und? Passen wir alle ins Fuehrerhaus?
Stefan charge femmes et bagages dans le camion-citerne qui nous prend en stop


Der Swimmingpool des Dwarikahotels, welch ein Genuss! Danke Mama!
Luxe, calme et volupte... Merci Marlies !


Pashupatinath ... Leichenverbrennung eines reichen Nepalis
Cremation sur les berges de Pashupatinath


Einer der vielen Sadhus (heilige Maenner)
Rencontre etonnante avec un Sadhu, homme saint (et pittoresque)


und noch mehr ... warten auf Touristen
Pause et pose pour les touristes (eventuellement notre Numero 5 et demi du voyage ;-)


hier ein praechtiges Exemplar
Photogenique et souple


Selbst die Affen staunen!
D'autres encore guettent les touristes !


Die praechtige Stupa von Bodnath
"om mani padme hum" et drapeaux de priere a l'imposant stupa de Bodnath

Nepal Pictures 2


Im Urwald
Dans la jungle


Mittagessen in der Lodge
Pause dejeuner-sechage dans une maison de poupees


Und hier die Nummer 5!!! fuer den 5. Monat der Reise
The number five ! pour notre 5e mois de voyage, 5 mules tres zen et bien chargees passent un pont suspendu


Eine weiterere kleine Bergbewohnerin
Petite villageoise


Einer von vielen Erdrutschen ... schnell, schnell drueber, man weiss nie, was noch kommt
Et fissa-fissa on passe l'eboulement


Ein Traeger ... Wahnsinn!
Nos sacs a dos a cote des charges de ces porteurs, c'est peanuts !


Der Flugplatz von Jomson in 2800m Hoehe
L'etonnant petit aeroport de Jomson a 2800m


Spezialfoto fuer einen ganz bestimmten Mitleser ;-)
Secours en montagne : speciale dedicace a mon petit frere


Manchmal gibt's keine Bruecken
Meme quand le soleil brille, nous sommes mouilles...


Der Anfang des "verbotenen" Mustang-Tals
Entree de la vallee du Royaume du Mustang


Kurze Pause am Wegesrand
Petite pause devant les fleurs de sarrazin


Blick von Muktinath zurueck auf unseren Weg ... es ging hoch!
Vue depuis Muktinath, notre "terminus"


"Smells like teen spirit" fuer unseren Guide ... damit er weiss, was fuer ein T-Shirt er eigentlich traegt ;-)
Grace a notre MP3, nous faisons decouvrir Nirvana a Mingmar


Madame in bester Form
14e jour de marche, je suis en pleine forme !

Nepal Pictures 1


Kathmandu in Action
Scene coloree dans le centre de KTM


Bhaktapur
L'un des nombreux reservoirs d'eau de Bhaktapur


Pagodentempel in Bhaktapur
Temple-pagode


Hindutempel in Bhaktapur
Temple hindou


Buddhastatue in Swaiambunath
Merveilleux bouddha


Der See von Pokhara
Le lac de Pokhara


Trekking in Reisfeldern
Depart dans les rizieres


Neugierige Kinder? Nein, geschaeftstuechtige Kinder!
Namaste-picture ? -OK -Picture-money ! -OK...


Eine von vielen Bruecken
"le petit pont de bois", mais pas d'Yves Duteil celui-la...


Nachtfoto mit anderen Trekkern in der Naehe des Annapurna Basecamps
Au pied de l'Annapurna, nous sortons tous dehors pour voir ses reflets enneiges eclaires par la lune


Annapurna 1 ... der 8000er unter den Annapurnas
Et de jour... pas mal non plus !


Morgenstimmung im Basecamp
Ambiance matinale au camp de base


Morgenfoto im Basecamp, unser Fuehrer kniet rechts von Aurelie, links von ihr unser Traeger
Au camp de base, avec les 2 Hollandaises, nos porteurs et guides


Meine Fruehstueckspfannkuchen fanden haeufig kleine Mitesser...
Le petit-dej de Stefan lui attire de nouveaux amis ;-)

Friday, September 21, 2007

Nepal... pays vertical - senkrechtes Land !

Nous voici donc propulses dans la frenetique Kathmandu ! Arrives avec un peu d'avance, nous allons y passer une huitaine de jours et pensons en profiter pour nous reposer. La bonne blague !

Dans la rue du centre touristique ou nous logeons, c'est une circulation hallucinante, concerts de klaxon, vendeurs et rickshaws qui nous helent (on n'a jamais dit oui aux divers champignons hallucinogenes vendus dans la rue, on hallucinait assez comme ca), mendiants, enfants et handicapes qui interpellent, boutiques de CD avec la musique a fond, et au milieu de tout cela, vision surrealiste, des joueurs de petit violon qui deambulent en jouant "diling-diling"...

Finalement, le seul jour un peu reposant fut celui de la greve generale (ce qui arrive assez souvent au Nepal), ou toutes les boutiques sont obligees de fermer et les chauffeurs de s'arreter sous menace de se faire tabasser par les initiateurs de la greve. Et ca ne rigole pas. L'ambiance est menacante, les commercants se cachent derriere leurs stores descendus, meme notre hotel.


Au programme, l'obtention du visa indien. Nous nous rendons deux fois au consulat a 7h30 pour 2 heures de queue. La foule est un vrai spectacle : babacool occidentaux et hippies postmodernes, none belge bouddhiste tres sympathique, secte de Vietnamiennes en robe blanche avec des coeurs cousus sur la poitrine, Sud-Africaine completement illuminee et allumee avec qui je papote (elle professe en Inde l'amour des peuples, mais dans son regard flou et fixe j'ai surtout vu l'enfer...)...


Avec Frank et Anna nous allons visiter Bhaktapur. La ville est etonnante, l'architecture surprenante. Au milieu des poubelles, entre les cochons, un enorme rat mort eventre sur le dos se fait grignoter par un corbeau, chien galeux et sanguinolent lechant ses plaies, et deux bebes pigeons morts sur notre balcon qui commencent a puer... Ce soir-la, je suis un peu fatiguee...

Entre les lepreux qui tendent leurs moignons pour un peu de monnaie, les enfants qui sniffent de la colle, dorment sur les trottoirs et qui, affames, devorent les biscuits qu'on leur donne, on essaye de se detendre. A ce propos, la mere de Stefan nous offre genereusement une nuit dans le plus bel hotel de Katmandu pour apres notre trek, pour nous reposer. Nous nous y rendons pour reserver une chambre a l'avance, ravis et impatients d'un peu plus de "luxe" et de confort. Et la, nous sommes recus comme des va-nu-pieds ! Le personnel de la reception est mefiant, nous accorde une chambre du bout des levres et nous demande de payer a l'avance. Je suis furieuse et vexee et repars un peu deprimee... (Pendant le trek, une jeune etudiante francaise nous regarde horrifiee comme de sales bourgeois capitalistes parce ce que nous nous payons un porteur... allez savoir...)


Puis c'est parti pour 15 jours de trek : 7 heures de bus pour Pokhara avec notre guide et notre porteur. En voyant ce dernier arriver, nous decouvrons choques qu'il a probablement a peine 15 ans ! Nous appelons l'agence, mais on nous repond qu'il a 20 ans. Tu parles, Charles, il n'est meme pas boutonneux, l'adolescent. Comme dit Stefan les annees au Nepal doivent etre plus courtes qu'en Europe... Mais bon, il a l'air en forme, muscle, a de bonnes chaussures et mange comme quatre (la, c'est un vrai ado). A partir de la, ca commence a monter. Et la les filles, si vous souhaitez muscler vos fessiers, venez faire un petit tour dans les vallees de l'Annapurna ! Des 100es de metres de denivele en escaliers ! Ca monte, ca descend, ca remonte, ca redescend, et ca remonte encore... En 6 jours nous montons jusqu'au camp de base de l'Annapurna, d'abord au milieu des rizieres et entre les villages, puis au milieu d'une sorte de foret equatoriale. Le tout en pleine mousson. Nous sommes trempes, nous degoulinons, nous buvons des litres d'eau, l'humidite est hallucinante. Pendant plusieurs jours nous ne serons jamais secs. La nuit il pleut en permanence et nos vetements ne sechent jamais. Ca commence a sentir le moisi sous les aisselles et, les filles, un truc super sympa, mettre son sous-tif chaque matin mouille et froid... Un delice ! Les accroches sont toutes rouillees maintenant (heureusement que ce n'est pas notre voyage de noces, parce que c'est pas romantique-romantique...)

Pendant ces 6 premiers jours nous marchons de concert avec 2 Hollandaises (2 power-girls-buisness-women), leurs guide et porteur. Ils sont tous les 4 sympathiques et nous apporte une compagnie joyeuse et dynamique. L'une d'elle nous demande si intellectuellement ce n'est pas trop dur pour nous de ne pas faire fonctionner notre cerveau pendant plusieurs mois de voyage ! Sic !! Elles sont equipees de deodorant pour les chambres, de tubes de multivitamines, de gel desinfectant, camelbacks, vetements high-tech, et se plaignent apres 1 semaine de trek de ne plus se sentir tres feminines dans leurs fringues humides et un peu sales... Je leur reponds qu'elles peuvent imaginer comment je me sens apres 5 mois de voyage... Petit sourire ;-)

Si ce n'etait l'humidite qui est partout, les lodges sont confortables, avec douche, et la nourriture saine et excellente : le plat national, le dal bhat, se compose de riz, legumes, curry et soupe de lentilles. Un regal ! Pas d'alcool, pas de viande, pas de graisse et beaucoup de the, nous sommes en pleine forme !

Un autre aspect negatif du a l'humidite est la presence pendant les 1ers jours des sangsues ! C'est affreux ! Grosses comme des mini vers de terres, elles grimpent le long de nos chaussures, rentrent a l'interieur ou continuent au dessus des chaussettes et nous sucent le sang, les sal.... ! On ne sent rien, donc on le remarque trop tard. Il faut les arracher d'un coup sec et le sang est tres long a s'arreter de couler et laisse de jolis hematomes sur les jambes et nos chaussettes sanguinolentes. Quand j'en retrouve une grosse toute gonflee de sang accrochee sur le bas de mon dos, je ne suis pas loin de l'hysterie... Il parait qu'on a retrouve des chiens morts vides de leur sang apres s'etre endormis dans la foret.

Une nuit Stefan et moi cauchemardons en entendant le deluge qui s'abat sur nous en pensant a toutes les histoires de villages emportes par des glissements de terrain ou des torrents de boue. On pense a l'avion qui s'est crache dans la foret non loin de nous 2 jours auparavant et aux bombes qui ont explose a Kathmandu cette semaine. Nuit blanche. Petite baisse de moral et de motivation, vous comprenez ca vous ?


A part cela, tout va tres bien, Madame la Marquise ! Le jour ou nous atteignons le camp de base de l'Annapurna, a 4200m, apres 6 jours de marche dans la mousson, le ciel se degage miraculeusement et nous savourons heureux la vue sur les superbes 7000 et 8000 enneiges ! L'Annapurna I, South Annapurna, Hiun Chuli, Annapurna III, Machapuchre ! C'est magnifique ! Very lucky ! Les jours suivants nous changeons de vallee et ca devient enfin sec et ensoleille. Croisons un Anglais qui se ballade avec une enorme tete de yack cornue sur le dos, vision hallucinante. Curieux de savoir si British Airways va le laisser monter dans l'avion avec ca (en plus le yack etait pas mort depuis longtemps et il sentait un peu...).


Nous suivons une piste coupee en permanence par d'enormes glissements de terrain, c'est impressionnant, il faut les escalader a toute vitesse en esperant que ca tienne encore un peu ou faire de gros contournements a flanc de ravin, on enjambe des torrents furieux et passons des ponts brinquebalants. Puis nous arrivons au Mustang, les visages changent. La population se compose essentiellement de refugies tibetains. Dans le petit monastere de Mapha, nous allons ecouter la priere du soir recitee par une 10e de moines. L'ambiance est de nouveau tres sereine et meditative, dans la penombre, a la lueur des bougies, au son de la cymbale qui bat en rythme les prieres a plusieurs voix... Nous sommes assis dans un coin sombre, les yeux fermes et nous laissons transporter par les murmures. Quand nous decidons de partir en laissant un don, Stefan cherche dans l'obscurite un billet dans son porte-monnaie. Et a ce moment-la, incroyable, hasard ?, la lumiere se fait ! Stefan trouve son billet... et la lumiere s'eteind !! Bouddha lui a donne un coup de main pour la petite donation. Et les petits moines continuent leurs prieres, impassibles. Nous ressortons completement morts de rire du monastere ! On en rit encore ! Ce que nous aimons dans le bouddhisme, c'est qu'ils sont vraiment tres decontractes, naturels et joviaux.

Notre trek aboutit le 14e jour a Muktinat, lieu saint a la fois pour les hindous et les bouddhistes. Le Nepal a cet enorme avantage de meler et accepter toutes les religions avec beaucoup de tolerance et d'harmonie. Les pelerins de differentes confessions se melent sur les memes sites dans la plus grande acceptation. Imaginez quelques instants la meme chose a Jerusalem... Paix sur la Terre...


Le dernier jour nous redescendons a Jomson ou le Daulaghiri se devoile. Stefan a les crampons et piolet qui le demangent ! Fameux sommet ! En chemin nous degustons l'Apple Brandy fait maison (un p'tit coup pour la route!) et admirons les champs de marijuana - jolie plante ;-) croisons de jolies Tibetaines et des Sadhus a moitie nus et illumines (peut-etre grace a la plante citee plus haut) en pelerinage, et une Normande un peu perdue au milieu des champs de sarrazin (le sarrazin elle connait grace aux galettes, mais l'altitude...) ! Les paysages sont splendides et evoquent un peu le Haut-Atlas marocain. A Jomson, a 2800m nous prenons un petit tagazou qui nous redescend a Pokhara, survolant en une 1/2 heure ce que nous avons monte en 15 jours.

On est contents contents ! On a perdu 3 kg chacun et on se fait une petite cure de pizza-coca avec une delicieuse mauvaise conscience !


Le retour en bus a Kathmandu est epique. La route de montagne est bloquee dans un village qui a monte un barrage pour demander des compensations au gouvernement suite a un accident. Des 100es de vehiculent attendent sur une queue de plusieurs kilometres. Nous attendons 2 heures puis decidons de partir a pied, accompagnes de 3 voyageuses voyageant seules chacune et un Nepalais tres sympathique. Les femmes sont ravies, Stefan est un vrai gentleman, porte le sac de l'Italienne, rassure la Slovaque, encourage la Coreenne. Nous marchons un moment, puis attrapons un camion qui nous charge sur sa benne. Quelques kilometres brinquebales entres pelles, pioches et gravats, 1er barrage, un enorme arbre jete au milieu de la route, 2nde portion a pied, 2nd barrage, des pneux qui brulent (nous passons vite-vite, les gens sont un peu excites), et nous reussissons a nous entasser (vraiment entasses) a 7 avec nos sacs-a-dos dans la cabine d'un camion-citerne qui redescend sur la ville. Incroyabe ! On va en avoir des choses a raconter a nos petits-enfants...


En outre l'Inde a bloque ses livraisons d'essence au Nepal depuis 2 jours et c'est un peu plus le chaos que les jours precedents... si si, c'est possible... Le soir nous dinons avec le responsable de l'agence de trek dans un restau tenu par des sourds-muets et parlons beaucoup du Nepal, l'un des pays les plus pauvres de la planete. Il sort de 10 ans de guerre civile, les Maoistes qui s'etaient calmes recommencent a s'agiter et les prochaines elections en novembre (d'ou les 3 bombes il y a qques jours) promettent de provoquer une nouvelle revolution. Le pays vit en equilibre sur une lame de rasoir. Tous les gens avec qui nous avons parle souhaitent finalement "peu" de choses, vivre en paix, avoir une democratie stable, continuer a accueillir les touristes qui sont une ressource enorme pour le pays et pouvoir envoyer leurs enfants a l'ecole, ce qui est un vrai luxe pour ces gens si pauvres. Mais la corruption, l'instabilite et la violence armee augurent un avenir plutot sombre. Nepal, pays fragile...


Nous arrivons avec un peu d'apprehension a notre superbe hotel... L'accueil cette fois est sympathique ! et on nous amene a notre chambre, au fond de la cour, au fond du couloir (je commence a le sentir mal...) avec une horrible vue sur les immeubles en construction de la rue !! Je suis furieuse, j'en etais sure ! Pauvres petits trekkers que nous sommes. Nous faisons une descente a la reception et apres 2 heures (sans blague) de parlementations, d'attente et un peu d'autorite de la part de Stefan (son regard bleu-glacier fait des miracles en Asie), nous obtenons une tres belle chambre cote jardin et avons droit enfin, a un peu de luxe, calme et volupte.


Histoire de garder une image authentique avant de quitter le Nepal, nous allons encore visiter Pashupatinath, centre hindou et lieu de cremation. Cadavre partant en fumee, Sadhus faisant la pose pour les touristes, singes gambadant entre nos jambes, enfants mediants vendant le kamasutra illustre, lepreux les membres tendus vers nous, stupa tibetain et drapeaux dans le vent au son de l'envoutant "Om mani padme Hum"... le Nepal ne nous laisse pas indemne...

Nach unserer abenteuerlichen Fahrt nach Kathmandu (KTM) haben wir es langsam angehen lassen. KTM ist zwar nicht die Stadt, in der man wirklich entspannen kann, aber zumindest versuchten wir keinen zusaetzlichen Stress zu erzeugen. Wir nutzten die Tage, um gut zu essen (von italienisch ueber thailaendisch bis hin zu israelisch), einige Biers zu trinken und unsere Weiterreise zu organisieren. Da ich die Stadt schon kannte, hat mich das Chaos auf der Strasse (vor allen Dingen in Thamel, dem Touristenbezirk) nicht ueberrascht aber dennoch wieder beeindruckt: Ein Gewuehl von Rikschas, Motorraedern, Fussgaengern, der ein oder anderen Kuh, Autos, Taxis, Haendlern in den Laeden, die zur Strasse offen sind und Tiger-Balsam-Verkaeufern. Jeder hupt oder ruft wild durch die Gegend. Und in dem ganzen Wahnsinn steht auf einmal ein fiedelnder Violinenverkaeufer vor einem auf der Strasse und versucht Dich von der Qualitaet seines Instrumentes zu ueberzeugen... Krank!!!

Mit Anna und Frank sind wir dann noch nach Bhaktapur gefahren. Die dortige historische Altstadt ist deutlich ruhiger als KTM und UNO Weltkulturerbe. Wunderschoene buddhistische und hinduistische Tempel praegen das Stadtbild und vielerorts sieht man die Bewohner bei klassischer Dorfarbeit: Getreide dreschen, Fruechte trocknen, waschen, kochen, quatschen oder einfach nur pennen (in den unmoeglichsten Positionen). Eine der groessten und schoensten Stupas in KTM, Swaiambunath, haben wir auch noch besichtigt. Sie wird auch der Affentempel genannt, da sie von Affenhorden bevoelkert ist. Diese sieht man manchmal sogar im Stadtzentrum. Und natuerlich waren wir am bekannten Durbar-Square, das Zentrum KTMs.

Das beeindruckendste Erlebnis jedoch war ein Streik, der einen ganzen Tag lang praktisch die ganze Stadt lahmgelegt hat. Streiks (sogenannte Bandhs) werden teilweise sehr kurzfristig von den Maoisten ausgerufen und muessen von allen befolgt werden (keine Taxis mehr, alle Laeden und Restaurants zu, die Strassen sind praktisch leer). Es ist eine ganz seltsame Athmosphaere, da man merkt, dass die Leute eigentlich arbeiten wollen, um Geld zu verdienen, sich aber nicht trauen, da Streikbrecher zusammengeschlagen werden und ihre Laeden haeufig dem Erdboden gleichgemacht werden. Waehrend unserer vier Wochen in Nepal haben wir gemerkt, dass das Land trotz des Friedensabkommens von 2006, der Ueberwachung durch eine UNO-Mission und der Beteiligung der Maoisten an der Regierung (sie stellen einige Minister) einem Buergerkrieg immer noch sehr, sehr nahe ist. Schade fuer ein Land mit so freundlichen Menschen, die schon mit genug geographischen Schwierigkeiten zu kaempfen haben (Ueberschwemmungen und Erdrutsche)!

Zwischendrin haben wir uns um unser indisches Visum gekuemmert: Ein buerokratischer Wahnsinn, dreimal mussten wir antanzen und dann nochmal nach einer Korrektur fragen. Und natuerlich muss man 2 Stunden vor Oeffnung da sein, damit man einen guten Platz in der Schlange hat, den man nach guter asiatischer Manier mit ganzem Koerper verteidigen sollte. Letzendlich hat dann alles geklappt. War eine weitere der unschaetzbaren Erfahrungen unserer Reise.

Nach einer guten Woche ging's dann endlich auf zu unserem Trek in die Annapurna-Region. Wir hatten den Komfort in Form eines Guides und Traegers gewaehlt. Beide waren supernett, aber der Traeger hat uns schockiert, da er vermutlich maximal 16 Jahre alt war. Wir haben protestiert, erst beim Fuehrer, dann per Handy bei der Agentur, die uns die beiden vermittelt hat. Nix zu machen. Alle behaupteten steif und fest, dass der Traeger 20 Jahre alt sei. Er war fit, kraeftig, gesund und hatte gute Schuhe (ist sehr selten in Nepal), so dass wir letzten Endes mit der Ausrede, er sei besser mit uns unterwegs als auf der Strasse beim Leimschnueffeln wie so viele andere Kinder, klein beigegeben haben. Wir haben ihm dann nur Aurelies Rucksack gegeben, da wir es nicht uebers Herz brachten, ihn mit beiden zu beladen (obwohl ihn das vermutlich auch nicht wirklich gebremst haette). Ich trug also meinen Rucksack, aber der war nicht besonders schwer und Aurelie war ausgeruestet wie bei einem Spaziergang ... gefiel ihr anscheinend ganz gut ;-)

Von Pokhara, eine entspannte Stadt an einem schoenen See gelegen, wo wir eine Nacht blieben, gings los. Mehrere Tage lang stiegen wir bis ins Annapurna-Basecamp auf. von 800 auf 4200m ... aber natuerlich nicht direkt sondern wie in Nepal so ueblich geht's ueber einen Pass und dann wieder runter ins Tal, dann auf den naechsten Pass und wieder runter ins Tal ... das Spiel wiederholt sich unzaelige Male. Viele Anstiege sind gut ausgebaute Treppen, da hier auch die ganzen Traeger unterwegs sind, die die Doerfer mit Waren versorgen. Und die Jungs koennen tragen... bis zu 50kg, teilweise direkt auf dem Ruecken ohne Tragegestell nur durch ein Band ueber die Stirn gesichert und manchmal ueber 12 Stunden am Tag bis zu 2000Hoehenmetern Differenz. Unglaublich, wiegen sie doch selbst kaum 50kg und tragen meistens Plastiksandalen.

Die Landschaften waren sehr abwechslungsreich: Reisfelder, Dschungel, Buschwerk, Almwiesen, Wasserfaelle und droehnende Baeche, hochalpine Landschaft mit Fels, Schnee und Eis und waehrend des zweiten Teil des Treks weite und windige wuestenaehnliche Hochtaeler sowie Obstplantagen. Und immer wieder Regen, Regen, Regen. Nun wir waren ja auch in der Regenzeit unterwegs. Tagsueber reichte meistens ein Regenschirm als Schutz. Regenjacke war zu warm und Wind gab es keinen. Nachts waren wir in der mehr oder weniger trockenen Lodge und der Regen prasselte ohne Ende aufs Dach. In den zweieinhalb Wochen Trek haben wir soviel Wasser den Himmel runterfliessen gesehen wie vielleicht in drei Jahren bei uns! Es ist wirklich unvorstellbar. Immer wieder stolperten wir daher ueber Erdrutsche, die Teile des Weges verschuettet haben. Mir war's unverstaendlich, dass nicht einfach alle Berge kollabiert sind, waren sie doch eine Art riesiger Fluss.

Der Nachteil der Regenzeit ist, dass man die Berge nicht sieht ;-) Doch wir hatten Glueck, den ersten Blick auf Annapurna (gute 8000m hoch) haben wir in der zweiten Nacht gehabt und im Basecamp hat's nach einer voellig verregneten Nacht morgens aufgerissen und fuer 2 Stunden haben wir das komplette Bergpanorama genossen (mindestens 5 Berge ueber 7000m). Gigantisch!

Regen hat noch einen weiteren Nachteil: die Blutegel greifen an. Es sind unzaehlige auf den Wegen und sie heften sich an die Schuhe klettern hoch bis zum Bein und saugen, saugen, saugen. Ziemlich widerlich. Aurelie hat sogar einen dicken auf dem Ruecken entdeckt. Unvorstellbar, dass es Zeiten gab, wo man sie zu medizinischen Zwecken eingesetzt hat.

Nette Leute haben wir unterwegs getroffen wie zwei Deo-bewaffnete Hollaenderinnen mit denen wir ein paar Tage die gleiche Strecke gelaufen sind, einen Englaender, der einen Yakschaedel mit sich herumgetragen hat (furchtbar schwer und stinkend) und eine Franzoesin aus Chamonix, die ihren local Guide fertiggemacht hat (sie ist ungefaehr, die dreifache Strecke am Tag gelaufen, als normalerweise). Die Lodges waren ziemlich komfortabel, meistens gab's Duschen und das Essen war gut. Wir sind ein Fan vom nepalesischen Nationalessen geworden, Dal Bhat - Reis mit Linsen und Gemuese (die Guides und Porter essen nur das, dreimal am Tag!). Es schmeckt gut und macht richtig satt.

Der zweite Teil unseres Treks ging vom Basecamp ueber Jomson nach Muktinath, welches ein heiliger Ort fuer Hindus und Buddhisten ist, da es dort zwei ewige Flammen gibt (Gasblasen, die sich entzuendet haben). Wir hatten mit zahlreichen Erdrutschen zu kaempfen. Einmal ist ein mannsgrosser Steinblock direkt unter uns abgestuerzt, was zwar ungefaehrlich war uns aber einen maechtigen Schrecken eingejagt hat. In Marpha konnten wir von der lokalen Apfelplantage profitieren in Form von Apfelstrudel, Apfelsaft, Cider und Apfelbrandy. Letzterer war kraeftig und hat fuer wohligen Schlaf gesorgt. Einen Blick in das "verbotene" Mustang-Koenigreich konnten wir auch noch werfen, da wir in Kagbeni uebernachtet haben, welches der Beginn des Mustang-Tals ist. Und wir sahen Dhaulagiri, einen weiteren 8000er. Noch gigantischer!!!

Letzten Endes hat alles super geklappt, da wir wie geplant von Muktinath zurueck nach Jomson gelaufen sind und dort den Flieger nach Pokhara nehmen konnten. Das kann problematisch sein, da die Wetterverhaeltnisse den Flug haeufig verbieten. Die Sicht war trotz Wolken gigantisch und der Flug mitten durch die Berge beaengstigend.

Nach ein bisschen abhaengen in Pokhara sollte uns eine kurze Busfahrt nach KTM bringen. Pustekuchen! Die Strasse war durch zwei Blockaden gesperrt, wo wuetende Dorfbewohner Baeume gefaellt und Reifen verbrannt hatten, da zwei Maedchen von einem Stromkabel getoetet worden sind und sie von der Elektrizitaetsgesellschaft Schadensersatz wollten... Also raus aus dem Bus, laufen, Truck nehmen und eine halbe Stunde auf der Ladeflaeche reisen, wieder laufen und dann in einem Tanklastwagen zu siebt im Fuehrerhaus bis nach KTM. War sportlich und unbequem, dafuer haben wir wieder eine Menge netter Menschen kennengelernt.

Die wirkliche Erholung wartete in den letzten zwei Tagen auf uns: Meine Mutter hat uns eine Uebernachtung im Dwarikas, einem der besten und schoensten Hotels in KTM, geschenkt. Wir haben dann noch eine zweite Nacht draufgesetzt, denn eine ist ja bekanntlich keine. Das Hotel war wunderschoen, unser Zimmer sehr behaglich und das Essen genial. Entspannung pur trotz des dreifachen Zimmerwechsels in den ersten 2 Stunden ... man hat versucht uns ein bisschen zu verscheissern, wir sahen halt nicht wie Stammgaeste aus ... hat aber nicht geklappt ;-)

Tagsueber besichtigten wir noch den Hindu Tempel Pashupatinath, wo man sich bei Totenverbrennungen gruseln kann. Eine sehr meditative und leicht morbide Stimmung, die nur durch die spielenden Affenhorden aufgelockert wird. Und natuerlich mussten wir Bodnath, das tibetische Zentrum KTMs mit seiner wunderschoenen Stupa sehen. Sehr froehlich! Und dann ging's schon per Flieger weiter nach Delhi.

Macht's gut und Fotos gibt's demnaechst.