Nous voici donc projetes au coeur de Delhi. La ville est extenuante, notamment a cause de la chaleur extremement humide... et malgre notre bon entrainement a Kathmandu, le bruit, la circulation, la lumiere, la salete, le meuglement des vaches, les cris et klaxons sont intenses et fatigants, surtout dans le quartier de Old Delhi ou nous logeons. Meme dans la nuit, les sons montants de la rue sont continus. Heureusement, le bruit de la clim' de notre chambre que nous avons mis a fond pour ne pas cuire dans nos 7 metres carres est tellement fort qu'il couvre le bruit de l'exterieur ;-) Nous passons donc 4 nuits fort "reposantes"...
Apres avoir survecu a notre traversee des bazars de Old Delhi, nous faisons encore un petit tour a la grande mosquee et au Red Fort. Les 2 premies jours, en routards (encore) convaincus, nous faisons tout a pieds. Le 3e jour, acheves par la foule et le traffic, nous tentons l'aventure des auto-rickshaws, sorte de mobilettes avec cabine et banquette a l'arriere slalomant a toute vitesse entre les vehicules. Il faut durement negocier les tarifs, imposer qu'il ne s'arrete pas dans toutes les boutiques pour touristes et qu'il nous depose bien a l'endroit demande. Meme si nous ne transpirons plus a cause de la marche, nous arrivons tout aussi epuises... Surtout la fois ou notre chauffeur, pendant tout le trajet et tout en slalomant dans la folle circulation, poussait a l'aide de son pied gauche un second rickshaw en panne !
Et c'est dans ce fol equipage que notre charmant vehicule petaradant nous a depose devant un majestueux hotel 5 etoiles. Le portier a hallucine en voyant probablement pour la 1e fois dans sa carriere de portier de luxe arriver des Occidentaux au palace en rickshaw (pas trop le style de leur clientele...). Meme Prashant, l'ex-collegue indien de Stefan qui etait en seminaire dans cet hotel ou nous l'avons rejoint, nous a dit n'avoir jamais pris de rickshaw a Delhi ! Ils nous a congratules !
Puis nous sommes partis avec Prashant (dans sa voiture avec chauffeur, la norme pour la middle-classe indienne qui n'oserait pas conduire dans cette ville) diner chez lui avec sa famille. C'etait fort sympathique et interessant de passer du temps dans une famille indienne.
A Delhi nous avons encore visite le tombeau d'Humayun, un veritable havre de paix au coeur de la cite.
Puis 16 heures de bus de nuit pour rejoindre la ville de Manali, a la frontiere du Ladakh. Nous avons survecu a la route de montagne et a ses virages pris a une vitesse "honorable" et retrouve Yangzom qui nous attendait. Yangzom est tibetaine, fille de refugies installes en Inde depuis l'invasion du Tibet, et soeur d'un jeune homme que mon oncle a parraine pendant plus de 20 ans. Toute la famille de Yangzom est devenue la famille de coeur de mon oncle, et nous sommes accueillis avec Stefan avec beaucoup de chaleur. Nous repartons le soir meme avec elle et son petit garcon a l'ecole ou elle enseigne avec son frere et vit en semaine. L'ecole fait partie d'un monastere bouddhiste installe dans le calme et la fraicheur de la montagne. Nous sommes loges dans leur guesthouse, dans une chambre simple et ensoleillee. Pendant une semaine et tous les jours, nous vivons au rythme de l'ecole. Nous assistons a la priere chantee tous les matins par les enfants et les petits moines dans la cour, a leurs jeux pendant les pauses (un petit moine peut courir etonnament vite malgre sa robe et ses sandales, et etre aussi indisciplines que ses copains : nous en avons vu qquns punis, a genoux dans la cour, les bras tendus au dessus de la tete ;-) Meme Yangzom nous a dit, "Ah, small monks, they are very naughty !"), nous leur distribuons des oeufs et des bananes (les revenus de l'ecole sont tres reduits), les prenons en photos, jouons avec Tsephel, le fils de Yangzom, beau comme un ange, prenons tous les repas a papoter avec notre amie dans sa chambre, et intercallons tous ces joyeux moments avec de nombreuses et longues siestes, berces par les recitations des 150 moines du monasteres qui tentent d'apprendre par coeur leurs prieres, deambulant ou assis dans tous les recoins du domaine. Nous dormons enormement et tentons de recuperer de ces 6 derniers mois qui nous ont apparemement bien bien fatigues...
Un soir nous assistons a une ceremonie au temple, ou les moines prient pendant 2 heures pour les ames d'une famille emportee par un glissement de terrain. Pendant les prieres, ils distribuent a tous, ainsi qu'a Stefan et moi, du the tibetain, des bonbons, des biscuits, des fruits et du Coca !! Les petits moines (environ 10 ans) se lancent alors dans un traffic incroyable ! Et je t'echange 2 bonbons contre tes biscuits, ou ma pomme contre tes chips, chahutant sous le regard noir des moines plus ages... Toujours aussi decontractes ces moines, malicieux et joyeux...
Nous passons une semaine tres agreable, reposante, interessante, amusante, et tres amicale. Inoubliable. Les aurevoir avec Yangzom sont tres tristes.
De nouveau 10 heures de nuit dans un bus chaotique pour arriver a Shimla, station de montagne privilegiee des anciens colons britanniques et aujourd'hui de la haute societe indienne et des singes en liberte. Nous y restons 3 jours reposants a flaner, pas tres presses de redescendre dans la plaine surchauffee.
Nous vous souhaitons a tous une bonne entree dans l'automne !
Delhi war hart! Obwohl uns Kathmandu schon auf Delhi vorbereitet hat, wars doch eine andere Liga. Delhi hat offiziell 15 Millionen Einwohner ... und alle scheinen auf der Strasse zu sein und in irgendeiner Form Krach zu machen (hupen, schreien, klingeln, telefonieren...) und die meisten wollen einem auch noch irgendwas andrehen. Die Hitze und die Schwuele taten ihr uebriges. Nachts liess zwar der Krach der Strasse etwas nach, doch die echte Rettung war die Klimaanlage im Hotelzimmer. Nicht nur, weil's kuehl war, sondern vor allen Dingen weil sie so laut war, dass man die Strasse nicht mehr hoerte. All das fuehrte dazu, dass wir unsere Aktivitaeten auf ein Minimum beschraenkt haben.
Old Delhi ist Indien, wie man es sich vorstellt: enge Strassen, Haendler ueberall, absolutes Verkehrschaos mit den entspannten Kuehen mittendrin, vom Bein- und Armlosen Bettler bis zum luxurioesen Gelaendemobil sieht man alles auf der Strasse, und natuerlich alle Farben und Gerueche (...na ja, mehr Gestaenke als Gerueche). Mein Gehirn war konstant ueberladen. So eine Art rote Lampe die brennt, um die bevorstehende Systemexplosion anzumelden... die dann aber nicht kam. Wir konnten die Bazare, die grosse Moschee und das rote Fort besichtigen. Am zweiten Tag sind wir zu Fuss Richtung New Delhi gegangen, wo's deutlich entspannter zugeht. Nur jeder zweite versucht einem was anzudrehen und der Verkehr entspricht normalem Grosstadtwahnsinn. Also die rote Lampe blieb diesmal aus, was auch gut war, hatte die Muedigkeit nach dem ersten Tag deutlich zugenommen. Bis zum zweiten Tag, haben wir die Auto-Rikschas vermieden, da sie einen unglaublich bescheissen und einem Selbsmordtrip recht nahe kommen. Doch nun waren wir zu muede und freundeten uns immer mehr mit den Metallkaefigen auf Mopedmotor an. Man muss heftig handeln, um einen halbwegs akzeptablen Preis zu bekommen (fuer Indien, fuer uns ist alles maechtig billig), aber dass heisst nicht, dass dann der entspannte Teil beginnt. Zum einen fuerchtet man permanent um sein Leben, bewegt sich doch jedes Manoever im Zentimeterbereich der Nachbarvehikel, und zum anderen fallen dem Chauffeur noch jede Menge gute Argumente ein, um den Preis nachzuverhandeln. Mein persoenlicher Freund war ein Sikh (die scheinen als Businessman geboren zu werden) mit dem wir uns nach 10 Minuten auf einen Preis einigen konnten und der mindestens 20mal versucht hat, diesen waehrend der Fahrt zu aendern oder uns in irgendwelche Laeden zu schleppen, wo er eine Kommission bekommt. Waehrend all dieser Verhandlungen befanden wir uns natuerlich in voller Fahrt und nebenbei hat er noch einen Kollegen mit dem Fuss geschoben, dessen Motor kaputt war.... und wir war muede und wollten einfach nur zurueck ins Hotel. Ich war drauf und dran ihn seinen Turban fressen zu lassen!!!
Am dritten Tag haben wir meinen indischen Ex-Kollegen Prashant in einem 5 Sterne Hotel getroffen, wo er auf einer Weiterbildung war. Wir sind natuerlich in der Rikscha vorgefahren. Ist mal was anderes unter den ganzen Nobelkarossen. Prashant hat uns dann in seinem Auto mit Fahrer zu sich nach Hause gebracht, wo wir einen wunderschoenen Abend mit seiner Frau, seinen Kindern und seinen Eltern verbracht haben. Es war sehr interessant zu sehen, wie gutsituierte Inder leben (Vollkomfort!) und nebenbei war das Essen auch noch super. Wir haben viel ueber unsere Reise und Indien geredet und dabei unter anderem erfahren, dass in Delhi der Verkehr eigentlich ganz gut "fliesst" im Verhaeltnis zu anderen Staedten... Prashant bewunderte uns uebrigens fuer unsere Courage, eine Rikscha zu nehmen. Er bewegt sich nur mit Chauffeur oder eventuell noch im Taxi in Delhi. Aber auch die bescheissen... und anscheinend nicht nur uns sondern auch ihn. Sonderbares Land!
Einen Tag spaeter ging's dann endlich weiter. Der Nachtbus (recht komfortabel, gefahren wie ein Gestoerter) brachte uns nach Manali. Bekannt unter Bergwanderern und Hippies (die mit den dicken, selbstgebauten Zigaretten). Wir wollten jedoch weder wandern (haben wir in Nepal schon) noch kiffen (haben wir ... aeh, will sagen, interessiert uns nicht ;-), sondern Yangzom besuchen. Yangzom ist Tibeterin und arbeitet in einem buddhistischen Kloster als Lehrerin. Wir kennen sie ueber Aurelies Onkel Jean-Claude, der vor vielen Jahren einen Tibeter "adoptiert" hat und Freund der ganzen Familie wurde. Sie holt uns in Manali ab und mit ihrem kleinen Sohn ging's mit dem lokalen Bus (bunt, laut, voll, eng, langsam ... genial!) ins Kloster. Dort verbringen wir eine Woche im Wohnheim fuer Gaeste. Wir entspannen! Schlafen viel, essen sehr gut (gekocht von Yangzom), lesen, bestaunen die Berge drumherum und erfreuen uns der Schulkinder und Moenche.
Jeden Morgen erleben wir das Gebet der Kinder im Pausenhof (militaerisch gedrillt), das Spielen waehrend der Pause (die rennen wie die Verrueckten und die schnellsten sind die Moenche, trotz ihrer langen Gewaender und Sandalen), das gemeinsame Essen und die Bestrafungen. Letztere erfolgen, wenn Kinder stoeren. Dann muessen sie sich im Pausenhof hinknien und die Haende ueber dem Kopf zum Gebet falten und warten. Sehr haeufig sind kleine Moenche unter den bestraften und als wir Yangzom danach fragten, stoehnte sie: "Monks are very naughty!". Ansonsten spielten wir viel mit Tsephel, Yangzoms kleinen Sohn, quatschten mit Yangzom oder beobachteten die grossen Moenche beim Lernen ihrer Gebete. Die laufen einfach ueberall mit ihren Buechern rum und lesen sich permanent die Gebete vor, so dass sie sie auswendig lernen. Ein ewiges Murmeln und Schlurfen, welches sehr beruhigend und entspannend ist.
Eines Abends waren wir waehrend der Gebetsstunde im Tempel und haben eine besondere Zeremonie erlebt, die zu Ehren einer toten Familie abgehalten wurde. Die Familie starb 49 Tage vorher durch einen Erdrutsch. Die Gebete dauern zwei Stunden und am Ende werden jede Menge Suessigkeiten verteilt und Cola! Die wird direkt in die Hand gegossen, ein Teil geschluerft und der Rest ueber die Haare gestrichen. Sehr seltsam!!! Und die Colaflasche auf dem Altar waehrend der Gebete gab ein surreales Moment ab: Wir beten Coca-Cola an. Aber das hilft anscheinend den Toten. Die jungen Moenche sind ganz begeistert und fangen sofort (es wird noch gebetet) an zu tauschen (zwei Schokoriegel gegen ein Paket Kekse etc.). Ab und zu gibt's mal einen ermahnenden Blick von einem der aelteren Moenche, aber ansonsten stoert's keinen. Die Buddhisten sind wirklich entspannt: es herrscht ein streng disziplinierter Tagesablauf aber dennoch wird toleriert, dass die kleinen Mist machen und quatschen, muede sind und gaehnen oder einfach keine Peil haben, was gerade angesagt ist. Und alle wirken ausgeglichen, lachen viel und sind sehr neugierig. Ein kleines Paradies in diesem verrueckten Land! Die Woche ist sehr schoen und viel zu kurz. Wir vermissen Yangzom, ihre Familie und die Moenche von dem Moment an, wo wir den Bus nach Shimla nehmen.
Shimla ist ein indisches Touristenparadies in den Bergen. Eine enstpannte Stadt in schoener Landschaft mit guter Luft. Unser Hotel ist klein und gemuetlich, so dass wir drei Tage verbringen, in denen wir Tempel und das ehemalige Schloss des britischen Vizekoenigs besichtigen und ueber die wilden Affenhorden in der Stadt staunen. Einer hat mich ueberfallen und tatsaechlich in meinen Hosentaschen nach Essbarem gesucht. War gluecklicherweise nichts drin.
Nun geht's weiter nach Chandigarh, die von Le Corbusier entworfene Stadt.
Einen schoenen Herbst wuenschen wir Euch und bis bald.
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2 comments:
la photo des 6 mois est adorable.
nous étions en Bourgogne ce week-end et avons fait le plein....nous vous attendons!!!
grosses bises à vous eux
cécile
Pour le septième mois, il vous faudra trouver des petits nains...
Aurélie pourrait être Blanche Neige. A propos de neige, celle qui était tombée ( 20cm à Chamrousse! ) a fondu.
Nous sommes à nouveau en été, sauf que les arbres ont de magnifiques couleurs.
Profitez bien de cette fin de voyage. On vous attend avec impatience.
Bisous à tous les 2.
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